Un phénomène en hausse avec les aléas climatiques
Selon franceinfo du 25 octobre 2026, la sécheresse exceptionnelle de l'été a aggravé les fissurations dans de nombreuses maisons individuelles, notamment en Bourgogne, Grand Est ou encore Occitanie. Les sols argileux, sensibles aux variations hydriques, se rétractent lors des périodes sèches, provoquant des craquelures parfois critiques. L’Observatoire national des risques naturels (ONRN) estime que ces dommages concernent désormais 15 % des habitations en zone à risque, contre 8 % en 2020.
Franceinfo souligne que ces pathologies, souvent invisibles jusqu’à leur aggravation, peuvent compromettre la stabilité des murs porteurs ou des fondations. Les experts du Conseil national de l’ordre des géomètres-experts rappellent que les fissures larges (supérieures à 5 mm) ou évolutives nécessitent une expertise préalable avant toute transaction ou assurance habitation.
Innovations et aides pour réparer
Face à l’urgence, les pouvoirs publics et les professionnels du bâtiment proposent des solutions adaptées. Franceinfo détaille ainsi l’émergence de résines injectables à base de chaux, plus résistantes aux cycles hydriques, testées avec succès dans des projets pilotes en Auvergne-Rhône-Alpes. Ces matériaux, certifiés par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), permettent de colmater les fissures sans altérer la perméabilité à la vapeur d’eau des murs.
Côté financement, le ministère du Logement a élargi en septembre 2026 les critères de l’éco-PTZ (prêt à taux zéro) pour inclure les travaux de réparation liés aux aléas climatiques. Les propriétaires peuvent ainsi bénéficier d’un prêt jusqu’à 30 000 €, sans conditions de ressources, pour des interventions comme le renforcement des fondations ou l’isolation des combles affectés par l’humidité résiduelle.
Pour les cas les plus graves, où la structure est menacée, Franceinfo note une accélération des délais d’indemnisation via le fonds de prévention des risques naturels majeurs (FPRNM). Les dossiers sont désormais instruits sous 45 jours en moyenne, contre 90 auparavant, grâce à une collaboration renforcée entre les mairies et les assureurs (via la Fédération française de l’assurance).
Enfin, les notaires rappellent l’importance de mentionner ces travaux dans l’acte de vente : une déclaration sincère évite les litiges post-achat et facilite l’obtention de financements spécifiques (comme le prêt travaux des banques partenaires).