Une réforme fiscale qui vise les locations meublées
Selon franceinfo du 16 octobre 2026, le gouvernement français envisage d’augmenter la fiscalité sur les locations de logements meublés dans le cadre du budget 2027. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de rééquilibrer les aides fiscales et de générer de nouvelles recettes pour l’État.
Cette décision s’adresse directement aux propriétaires investissant dans des résidences secondaires ou des logements meublés, souvent perçus comme des dispositifs avantageux pour contourner les règles strictes des locations vides. Selon le ministère de l’Économie, ces dispositifs bénéficient actuellement d’exonérations partielles ou de réductions d’impôt, comme le statut LMNP (Loueur Meublé Non Professionnel), qui permet de déduire les charges et d’amortir les biens.
Quels impacts pour les propriétaires et les locataires ?
Cette réforme pourrait réduire l’attractivité des locations meublées, déjà en tension face à la demande croissante de logements flexibles, notamment pour les jeunes actifs et les touristes. Les propriétaires pourraient voir leurs revenus fonciers taxés davantage, ce qui pourrait influencer leurs choix d’investissement.
Pour les locataires, cette mesure pourrait limiter l’offre de logements meublés à prix abordables, surtout dans les zones tendues comme Paris, Lyon ou Bordeaux, où la demande est forte. Selon l’INSEE, près de 40 % des logements loués en meublé sont situés en îles-de-France, où le marché est particulièrement dynamique.
Cette décision s’inscrit dans un contexte plus large de restructuration des niches fiscales, comme évoqué dans le budget 2027, où 470 dispositifs sont passés au crible pour leur efficacité économique.
Pour les professionnels de l’immobilier, cette actualité rappelle l’importance de bien conseiller leurs clients sur les implications fiscales avant tout investissement, surtout dans un marché où les règles évoluent rapidement.