Un écart de dépenses de 70 % en faveur de l’électrique
Selon l’Agence de la transition écologique (Ademe), un ménage remplaçant un véhicule thermique par un modèle électrique « dépensera trois fois moins d’argent » sur le long terme. Cette estimation, publiée par franceinfo le 7 octobre 2026, s’appuie sur la baisse des coûts énergétiques et l’allègement des charges liées à l’entretien. Les économies concernent notamment le carburant, dont le prix reste volatile, et les frais de maintenance, réduits pour les motorisations électriques.
Cette donnée s’inscrit dans un contexte où les prix à la pompe fluctuent encore fortement, comme le souligne régulièrement la Banque de France. Pour les ménages déjà engagés dans un projet immobilier ou une rénovation, ce choix peut aussi influencer les critères de localisation : les zones bien desservies par les bornes de recharge gagnent en attractivité, notamment pour les jeunes actifs ou les familles.
L’Ademe rappelle que ces économies dépendent cependant de l’usage du véhicule et de l’accès à une recharge optimale. Les propriétaires de logements neufs ou rénovés récentes ont un avantage, avec des installations souvent prévues dès la conception.
Un impact indirect sur le marché immobilier
Cette transition énergétique influence aussi les attentes des acquéreurs. Selon les notaires de France, les biens équipés de places de parking adaptées ou situés près de zones de recharge voient leur valeur augmenter de 3 à 5 % en moyenne dans les grandes villes comme Île-de-France ou Auvergne-Rhône-Alpes. Les agences immobilières intègrent désormais ces critères dans leurs diagnostics, tout comme la performance énergétique des logements.
Pour les vendeurs, mettre en avant cette transition peut être un argument commercial, surtout dans un marché où les prix stagnent dans certaines régions. Les promoteurs immobiliers commencent aussi à intégrer des bornes de recharge dans leurs programmes neufs, répondant ainsi à une demande croissante.