Un contrôle renforcé des investissements étrangers
Comme le rapporte franceinfo le 24 septembre 2026, le Trésor public a examiné 167 projets d’investissements étrangers en 2025, dont seuls 83 ont été autorisés, mais sous conditions. Cette mesure, rarement appliquée, vise à éviter toute atteinte à la souveraineté nationale, notamment dans les secteurs stratégiques comme l’immobilier résidentiel ou tertiaire.
Selon les données officielles, un seul projet a été bloqué en 2025, illustrant une approche pragmatique : les investisseurs étrangers doivent désormais justifier leur projet (durée, finalité, impact local) et s’engager sur des clauses spécifiques, comme la création d’emplois ou la contribution à la transition énergétique.
Quels secteurs sont concernés ?
Les investissements étrangers en immobilier sont scrutés avec attention, notamment dans les zones sensibles comme les grands centres urbains ou les régions à fort potentiel économique (Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Nouvelle-Aquitaine). Les critères d’évaluation incluent la conformité aux plans locaux d’urbanisme (PLU) et la compatibilité avec les politiques publiques de logement abordable.
Pour les professionnels, cette vigilance accrue impose une analyse préalable des contraintes réglementaires, notamment pour les projets de résidentialisation ou de rénovation lourde. Les notaires et agents immobiliers doivent désormais intégrer ces vérifications dans leur due diligence, afin d’éviter tout retard ou refus de financement.
Cette tendance s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement des contrôles sur les capitaux étrangers, comme l’a souligné le ministère de l’Économie en 2025. Elle rappelle que les investisseurs, qu’ils soient nationaux ou internationaux, doivent désormais composer avec un cadre juridique plus strict.