Un phénomène géographique et climatique en hausse
Selon franceinfo du 16 septembre 2026, des communes de la Dordogne font face à une recrudescence de fissures dans les habitations, souvent liées à des mouvements de terrain ou à des sols argileux. Ces phénomènes, aggravés par des épisodes pluvieux intenses ou des sécheresses prolongées, touchent particulièrement les zones rurales où les constructions anciennes sont plus vulnérables. L’Observatoire national des risques naturels (ONRN) souligne que ces désordres structurels concernent environ 20 000 logements en France chaque année.
Les propriétaires concernés, souvent des particuliers, se retrouvent dans une situation complexe : les réparations peuvent coûter plusieurs dizaines de milliers d’euros, tandis que l’assurance habitation ne couvre pas systématiquement ces dommages, sauf si une déclaration d’état de catastrophe naturelle est intervenue. Cette dernière, décidée par arrêté ministériel, ouvre droit à des indemnisations via les assureurs.
La procédure de reconnaissance : étapes et délais
Pour obtenir cette reconnaissance, les communes doivent engager une démarche auprès de la préfète de région Nouvelle-Aquitaine, qui évalue les dommages sur la base de rapports techniques (géotechnique, diagnostic immobilier). Comme le rapporte franceinfo, les délais peuvent s’étendre sur plusieurs mois, voire plus d’un an dans les cas les plus complexes. Pendant cette période, les propriétaires doivent prouver la matérialité des fissures (via des photos, des constats d’huissier) et leur lien avec un phénomène naturel.
Une fois l’arrêté publié au Journal officiel, les assureurs sont tenus de couvrir les travaux de réparation, dans la limite des garanties souscrites. Cependant, certaines exclusions persistent, notamment pour les constructions non conformes aux normes parasismiques ou aux règles de construction locales (RT 2012, RE 2020).
Pour les vendeurs, cette situation peut aussi impacter la transaction : un diagnostic technique global (DTG), obligatoire depuis 2023 pour les copropriétés, doit désormais mentionner les risques de fissuration. À l’achat, un état parasismique et géotechnique (si applicable) devient un levier de négociation, comme le précise le Conseil supérieur du notariat.